Le créancier qui agit aux lieu et place de son débiteur exerce les droits de ce dernier, mais dans son propre intérêt. En conséquence :
1) on peut lui opposer toutes les exceptions qui pourraient être opposées à son débiteur, pourvu qu’elles aient une cause antérieure à l’action judiciaire formée par le créancier.
2) la chose jugée entre le créancier et le tiers contre lequel il agit au nom de son débiteur, peut être opposée à ce dernier, pourvu que le débiteur ait été mis en cause, dès le début de l’action, et encore qu’il se soit abstenu d’intervenir.